...et moi, et moi, et moi !
En 1929, lors d?une conférence donnée dans son institut à Calcutta, il a résumé sa position scientifique : " Y a-t-il une relation possible entre notre propre vie et celle du monde végétal? Cette question ne relève pas de la spéculation mais exige une démonstration par quelle méthode irréfutable. Elle signifie l?abandon de toutes nos préconceptions dont la plupart se révéleront absolument non fondées et contraires aux faits. Le dernier mot appartient à la plante et aucune preuve ne devrait être acceptée si elle ne porte pas la signature de la plante elle-même.
Dit autrement par ce scientifique, c'est la position que j'ai prise sur les terres de La Combe en 1979-80.
J'ai déjà raconté sur le forum d'ONCT (je ne sais plus où) comment dans ces années là j'ai fait une expérience découverte avec les arbres de l'endroit où je vivais,
depuis je n'ai pas cessé,
la preuve me vient toujours des plantes des animaux ou des pierres.
Tout ce qu'ils m'ont appris et continuent à m'apprendre, n'a rien à voir avec ce que l'on dit sur eux,
ni avec ce que je peux penser.
Ce chemin m'amène à la fois à rester avec ma conscience tout en rencontrant ces autres êtres.
Quand la communication est établie, je perçois dans ma conscience, l'autre conscience, la rencontre est comme avec quelqu'un, cool si je suis cool...
ce monde est avec nous pour nous et nous attends ici maintenant intensément pour la suite de la création : une cocréation consciente partagée...
J'ai appris avec les végétaux à communiquer avec un type de conscience qui rassemble pour le moment ce que je qualifierai comme "l'ambiance" de la communication, son contenu évidement dépend de l'instant.
Quelle ambiance !
C'est fort, d'une puissance intrinsèque,
qui passe pourtant à travers une délicatesse infinie de formes émotionnelles, de sentiments, de pensées.
J'ai pu ainsi progressivement (et ce n'est pas fini de me faire progresser, tant c'est un processus pratiquement anti-culturel) associer :
douceur à puissance,
finesse à force,
beauté à implacable,
dureté à amour,
piquant à humour et bonté,
vitesse à inertie,
etc.
C'est un féminin puissant manifestant et non agissant, d'une vérité d'être implaccable : seule la vérité de moi peut y accéder.
Une fois l'accés établit il est indépendant du lieu.
Tient aussi, "ça" m'a appris à la fois la dépendance et la liberté qui la dépasse. Papy le Chêne de la Combe, je le contacte ici en Bretagne avec les Chênes d'ici !
.... C'est la même désolation d'ailleurs pour moi de sentir la fin de ces grand êtres...
Non pas de maladie, de manque de forestage, non,
de manque d'humain ils meurent...
La vibration du Chêne est fatiguée qu'auncun Roi ne s'asseye sur ses racines noueuses pour discourir avec lui du Royaume et de ses besoins...
Les grands arbres sont fatigués du niveau de conscience des humains...
Là je dois m'arêter : "ils" m'ont appris cela, dès que mes pensées commencent à prendre la forme de sentiments humains, je dois m'arrêter et communiquer avec eux à ce sujet.
Mon problème est alors de ne pas me bloquer sur mon mode de pensée d'accepter les émotions qui me traversent, de les vivre en contact avec ces arbres, et d'être simplement ouverte et présente à ce qui va se présenter au cours de ce moment...
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