Le journal de Mag

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mardi 04 juillet 2006

Papy chêne à travers la France

Les arbres ont paraît il une âme goupe, ce qui fait que lorsque l'on en rencontre un, on rencontre tous les autres à travers la planète. Il y a à La Combe un papy chêne, il est encore plus vieux que mère chêne. Ses racines énormes sortent devant lui comme deux genoux qui l'ancrent dans la pente.
Souvent lorsque je vivais à La Combe j'ai grimpé sur ses genoux me suis lovée contre lui et il m'a écouté. J'avais l'impression de redevenir une enfant et de vivre ce que je n'ai jamais vécu n'ayant pas connu mes grands parents...

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mardi 02 mai 2006

Changer avec le climat : vaincre la peur des cataclysmes

" Ce que vous entrevoyez ne vous effraie donc pas ? Moi si." écrivait le 1/11/05 un des participant du forum ONCT et je répondais :

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samedi 22 avril 2006

La Combe Maure

Histoire passée :

Je vais vous raconter une histoire, une histoire de terre et de Terre-mère.

Il y a 29 ans, à Paques de l'année 1976, je suis arrivée en provenance de Toulouse, pour planter mes racines dans une combe.
Elle s'appelle la Combe Maure : les Sarhaouïtes ont vécus quelques centaines d'années dans ce coin de montagne au climat continental, où pousse encore maintenant la Lavande, le Thym, l'Isope, la Sarriete et où l'accent est celui de la Provence... Ils ont vécus dans des cabannes en pierres certaines datant d'avant leur arrivée, ce sont sans doute les celto-ligures qui avaient construits ces maisons rondes en pierres sans mortier que l'on appelle les Bories en Provence.


La suite : ....(en chantier)

La Conscience, les végétaux...

...et moi, et moi, et moi !

En 1929, lors d?une conférence donnée dans son institut à Calcutta, il a résumé sa position scientifique : " Y a-t-il une relation possible entre notre propre vie et celle du monde végétal? Cette question ne relève pas de la spéculation mais exige une démonstration par quelle méthode irréfutable. Elle signifie l?abandon de toutes nos préconceptions dont la plupart se révéleront absolument non fondées et contraires aux faits. Le dernier mot appartient à la plante et aucune preuve ne devrait être acceptée si elle ne porte pas la signature de la plante elle-même.

Dit autrement par ce scientifique, c'est la position que j'ai prise sur les terres de La Combe en 1979-80. J'ai déjà raconté sur le forum d'ONCT (je ne sais plus où) comment dans ces années là j'ai fait une expérience découverte avec les arbres de l'endroit où je vivais,
depuis je n'ai pas cessé,
la preuve me vient toujours des plantes des animaux ou des pierres.

Tout ce qu'ils m'ont appris et continuent à m'apprendre, n'a rien à voir avec ce que l'on dit sur eux,
ni avec ce que je peux penser.
Ce chemin m'amène à la fois à rester avec ma conscience tout en rencontrant ces autres êtres.
Quand la communication est établie, je perçois dans ma conscience, l'autre conscience, la rencontre est comme avec quelqu'un, cool si je suis cool...
ce monde est avec nous pour nous et nous attends ici maintenant intensément pour la suite de la création : une cocréation consciente partagée...

J'ai appris avec les végétaux à communiquer avec un type de conscience qui rassemble pour le moment ce que je qualifierai comme "l'ambiance" de la communication, son contenu évidement dépend de l'instant.
Quelle ambiance !
C'est fort, d'une puissance intrinsèque,
qui passe pourtant à travers une délicatesse infinie de formes émotionnelles, de sentiments, de pensées.
J'ai pu ainsi progressivement (et ce n'est pas fini de me faire progresser, tant c'est un processus pratiquement anti-culturel) associer :
douceur à puissance,
finesse à force,
beauté à implacable,
dureté à amour,
piquant à humour et bonté,
vitesse à inertie,
etc.
C'est un féminin puissant manifestant et non agissant, d'une vérité d'être implaccable : seule la vérité de moi peut y accéder.

Une fois l'accés établit il est indépendant du lieu.
Tient aussi, "ça" m'a appris à la fois la dépendance et la liberté qui la dépasse. Papy le Chêne de la Combe, je le contacte ici en Bretagne avec les Chênes d'ici !

.... C'est la même désolation d'ailleurs pour moi de sentir la fin de ces grand êtres...
Non pas de maladie, de manque de forestage, non,
de manque d'humain ils meurent...
La vibration du Chêne est fatiguée qu'auncun Roi ne s'asseye sur ses racines noueuses pour discourir avec lui du Royaume et de ses besoins...
Les grands arbres sont fatigués du niveau de conscience des humains...
Là je dois m'arêter : "ils" m'ont appris cela, dès que mes pensées commencent à prendre la forme de sentiments humains, je dois m'arrêter et communiquer avec eux à ce sujet.
Mon problème est alors de ne pas me bloquer sur mon mode de pensée d'accepter les émotions qui me traversent, de les vivre en contact avec ces arbres, et d'être simplement ouverte et présente à ce qui va se présenter au cours de ce moment... .....

mercredi 12 avril 2006

Le Cladugou

Le Cladugou est le nom que j'ai donné à cette partie de La Combe Maure.
J'ai trouvé ce nom sur la page du cadastre de la mairie, il correspond au lieu-dit local, confirmé par la tradition du village : la bouche d'Alix fille de "la Rose", une ancienne que j'ai connue en 1976 et apréciée comme voisine alors que j'habitais une maison louée pour l'occasion de la naissance de mon fils aux Asnières.
Un jour de 1995, à la bibliothèque de Sisteron, j'ai lu dans un ouvrage consacré à la Provence la signification suivante :
"Claux du Gon : forme méridionale
clos, enclos, clausum (lat), cependant quand le territoire n'est pas clos, et est étendu, claux à pris le sens de terre de monastère, puis de cloître"

Ce terrain, d'une superficie de 40 ares ainsi qu'un autre aux Asnières, d'une superficie de 60 ares, sont ce qui me reste en propriété personnelle depuis 1985.

La Combe Maure fut vendue en 1985 par mon partenaire, et je peux le dire maintenant ce fut de manière perverse : sans mon consentement mais grâce à moi ! Propriétaire dans l'indivision avec cet homme, je fut "chef d'exploitation" entre 1975 et 1985 d'une superficie de 12 hectares, j'en ai défriché et remis en état 7 ha.
Cette histoire précédente est racontée par ailleurs à travers différents points de vues.

Ici je dirais juste que le Cladugou est large et n'est pas clos, l'idée de cloître lui va très bien, c'est un lieu où la sauvage nature se mélange avec les restes très anciens d'occupation et où j'ai vécu une guérison naturellement spirituelle, les animaux, les plantes et les pierres y ont été mes partenaires dans cette aventure, et c'est avec eux que je me suis reconstruite pendant 7 ans ...


Au fond de chacun de nous sommeille un Coeur Ancien
Un Canal où peut passer la Lumière
Notre devoir est de le garder Ouvert
comme on laisse entrer le soleil dans la maison
par des fenêtres propres

C'est par la Force de chacun notre Esprit
Par la Force de notre Amour Libéré de la Colère
Pour notre Mère la Terre qui attend de nous
que nous soyons des enfants heureux
et Reconnaissants
La Reconnaissant

Seule votre propre expérience
a le poids et l'importance
pour vous transformer
et vous rendre à vous-mêmes

Quoique disent d'autres
Vous apprendrez au mieux
Par ce Canal en Vous
En contact avec tous les autres...

Le Cladugou vu de la borie d'âme

Voici mère chêne...et son cercle de lumière !

Beaucoup de choses dans l'indicible et l'invisible souvent se manifestent...

Mère chêne

C'est elle qui m'a materné : élevée, consolée, soignée pour guérir tout ce que j'ai "gaie-ri" à ses côté pendant mes "années cabanes" entre 1995 et 2002 au "Cladugou".
Elle à plus de 150 ans, elle et ses frères semblent souffrir du changement de climat...

C'est pour elle et tous les autres végétaux pierres et animaux du lieu, que j'ai conçu la dernière cabane : "semence d'étoile" qui attend toujours son toit, pendant que je me cherche des poux dans la tête...

samedi 04 mars 2006

Histoires de Terre

J'ai écrit ce texte pour le forum d' OPLF sur le sujet de l'humus, il fait partie de ces textes où mon histoire passée arrive à sortir sans coincer dans le mélo, en état d'attention seconde, concentrée sur le thème et le service (ici l'humus) les mémoires viennent sortent de l'inconscient où elles sont enfouies, mélées à la douleur... Comment j'ai découvert à travers l'agriculture, le jardinage, et l'élevage, la conscience végétale et l'intelligence de la Terre, l'intelligence de mon corps, et ai pratiqué la permaculture sans la connaître ainsi que bien d'autres choses peut ainsi émerger et servir à d'autres tout en guérissant mon être du déniement...

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