Décidément les portes claquent !
Par Mag, jeudi 16 novembre 2006 à 16:33 :: Yin C : Incubation :: #67 :: rss
11/11/06 14:18 La chapelle Bequerel : fin
Je suis partie tard hier après-midi.
Je venais de rester plus d'un mois garée près de la maison de mon fils, fêtant nos anniversaires, aménageant le camion, jouant avec mon petit fils, me connectant et reprenant mes contacts par le Web, et ne savais toujours pas quelle destinée donner à ma vie, ce qui m'angoissait...
Alors je me suis dirigée vers ce lieu connu et sa douce fontaine pour y passer cette première nuit "dehors".
Elle fut souvent interrompue par des rêves cauchemardeux, mais je me rendormais avec le sourire intérieur.
Au dernier réveil je décide de me lever et d'inaugurer la journée.
Un gros bruit de machine emplit alors tout l'espace auditif.
Je songe à l'agriculteur du coin qui doit enlever les rochers qui barrent le passage pour aller à ses champs.
Mais ça dure : une machine travaille fort.
Puis on frappe sur le camping-car.
J'enfile ma combinaison de ski sur mon pyjama et sort.
Un homme le visage et les manières abîmées par l'alcool me raconte une histoire, scrutant l'intérieur du camion, tandis que je regarde un énorme tracto-pelle qui fait des tranchées sur le petit parking où je suis garée !
Insérer Photo : ça va viendre... bientôt !
J'entends les paroles de l'homme sans avoir envie de les écouter : "Lui, là, qui conduit le tracto, y s'est fait traiter de connard hier soir par le maire, alors il fait ça !"
Moi qui les prend pour des employés communaux : "Ah oui? Mais c'est le 11 novembre et vous travaillez !?"
"Mais il s'est fait traiter de connard !"
J'attrape dans le camion le bol de café que je m'étais préparé, en propose au gars espérant le calmer, il accepte et me répète pour la quatrième fois l'histoire :
"Vous aimeriez ça vous ? vous faire traiter de connard?"
Moi : "Ca ne m'arrive jamais !!"
Et hop encore l'histoire avec des ajouts : Le maire de l'autre village avait fait une barrière en métal, et ce maire là veux une barrière en bois, alors on a mis des pierres, et maintenant il l'a traité de connard, le terrain du parking est à lui alors il a décidé de faire des tranchées pour empêcher les gens de se garer...
Et moi de continuer "et la terre nous donne tout gratuitement et les petits hobereaux locaux se battent pour l'occuper et empêcher les gens comme moi d'en profiter paisiblement..."
"Oui c'est vrai me répond-il."
Je vais vers l'énorme machine, un grand homme au visage effaré les yeux comme un enfant en faute me regarde, je négocie mon départ, prend par la portière une photo, et m'en vais roulant avec précaution entre les deux tranchées, toujours en pyjama, songeant sans vouloir m'y attarder : quelle bande de sauvages ces mecs ! Comment veux-tu trouver une place là-dedans?
Je me suis garée plus loin face au soleil levant, j'ai aéré le camion et me suis habillée, la tête complètement embrouillée : les relents des rêves de la nuit, ce réveil...
Maintenant en écrivant je reconnais l'homme du tracto-pelle : dans un des rêves il se pendait à une cabine téléphonique je le voyais faire alors que j'étais au volant du camion et j'allais alerter des gens qui ne comprenaient rien...
C'est vraiment bizarre la vie humaine, moi non plus je ne comprend rien... Je remercie c'est tout.
Commentaires
1. Le jeudi 23 novembre 2006 à 18:47, par Hedy
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.